Rodin

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l’histoire d’une oeuvre maudite

La Porte de l’Enfer occupa la majeure partie de la vie créatrice de Rodin. Il existe même deux versions de l’œuvre. Une première à Paris qui parait achevée (fondue certes en 1930 mais d’après un modèle de 1889), et une seconde à Meudon, plus tardive (1900) mais qui semble, elle, inachevée.
Pourquoi le sculpteur ne s’est-il satisfait d’aucune des deux versions ? A quoi voulait-il aboutir au travers de la création de la porte ?
Cette enquête nous amènera à découvrir ce qu’est la Porte des enfers : œuvre tellement féconde qu’elle n’arrivera jamais à trouver une forme définitive ou bien une œuvre maudite qui torturera son auteur jusqu’à la fin de sa vie ?


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1) Trois questions à l’auteur : le choix des musiques

Comment avez-vous choisi les musiques pour la nouvelle version du film ?

Tout d’abord, il s’agissait de restituer une ambiance et d’appuyer, de donner une couleur à notre propos, plus informelle et subjective que le texte de la voix off.

Mais il fallait aussi que les musiques soient révélatrices de l’art musical de l’époque de conception de chacune des portes !

Comment cela s’est-il concrétisé ?

Pour l’introduction et la première porte, pour lesquelles nous voulions une couleur sombre et mystérieuse, nous avons choisi des extraits du « Crépuscule des Dieux » de Richard Wagner. Crée en 1876, l’œuvre devance de quelques années la première porte. Le travail des deux artistes présentent d’ailleurs des similitudes dans leur volonté de créer des œuvres gigantesques très expressives : le « Crépuscule des Dieu » fait partie d’une tétralogie, un groupe de quatre opéra d’une durée de 14h englobant l’ensemble de la mythologie germanique. Tout comme Rodin se lance dans une porte aux dimensions gigantesque peuplée de centaines de figures.

Pour accompagner les images de Francesca, nous avons choisi le poème symphonique de Tchaïkovski qui date lui aussi de 1876 et relève de ce même courant très expressif.

Et comment différencier la deuxième porte, plus abstraite en utilisant la musique ?

Pour la seconde porte, le « Prélude à l’après midi d’un Faune » s’est imposé de lui-même. La musique semble aussi fluctuante, ondoyante et insaisissable que la Porte. Crée en 1894, l’œuvre semble appliquer à la musique ce que l’impressionnisme a apporté à la peinture. Enfin, quoi de mieux pour illustrer le symbolisme de Rodin qu’une œuvre musicale tirée d’un poème de Stéphane Mallarmé.

Le plan de la vidéo sur la Porte de l’Enfer

1. Les enfers selon Rodin
- Au-delà d’une porte, les enfers
- Les enfers de Dante, un sujet en vogue
- Comment Rodin se réapproprie Dante

2. De la narration à l’expression
- Du temps pour expérimenter
- Influences et nouvelles méthodes
- De nouvelles solutions pour la sculpture

3. L’aube de l’abstraction
- Une histoire sans fin ?
- Une des 1ères sculptures abstraites
- Pourquoi une seconde porte ?

4. Conclusion

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